ELECTION PROVINCIALE 2007
Le CASR va reclamer les cinq mésures
suivants durant la campagne électorale 2007:
1. Une stratégie complète de réduction de la pauvreté, dotée d’un processus transparent, de buts et d’objectifs clairs et qui soit élaborée en consultation avec des personnes à faible revenu, des spécialistes en politiques et des défenseurs des droits sociaux.
Le Québec et Terre-Neuve se sont déjà dotés de telles stratégies. Des pays comme l’Irlande, qui a réduit son taux de pauvreté de 15 pour cent à 6,8 pour cent en une décennie, démontrent la possibilité de réduire la pauvreté, quand une volonté politique est au rendez-vous.
2. Un comité indépendant, comprenant des personnes à faible revenu, des spécialistes en politiques et des défenseurs des droits, chargé d’élaborer des critères rationnels et équitables de fixation des barèmes d’OT et du POSPH (de façon à assurer à tous et à toutes un niveau de vie acceptable, ajusté chaque année au coût de la vie).
C’est la stratégie qu’ont utilisée les députés provinciaux lorsqu’ils ont voulu augmenter leurs propres salaires. Mais les nombreux stéréotypes affligeant les personnes assistées sociales ont pour effet d’entraver une éventuelle hausse des barèmes d’aide sociale. Si le gouvernement provincial créait un comité indépendant pour étudier la question et formuler des recommandations sur une façon de fixer les barèmes d’aide sociale, cela pourrait révéler non seulement l’insuffisance des barèmes actuels mais leur absence de lien avec le véritable coût de la vie. Les politiciens seraient peut-être alors mieux disposés à hausser ces barèmes de montants significatifs.
3. Des barèmes d’OT et du POSPH qui reflètent le véritable coût de la vie et soient indexés annuellement pour compenser l’inflation (avec assez d’argent pour payer des loyers normaux et acheter des aliments nutritifs et d’autres nécessités)
L’aide sociale est censée servir à nous dépanner au moment où on est le plus dans le besoin, comme ceux où l’on ne peut trouver du travail ou l’on est incapable de travailler à cause d’une maladie ou d’une incapacité. Pourtant une personne célibataire et handicapée ne reçoit que 979 $ par mois du POSPH. Une mère autonome qui a un enfant ne reçoit que 538$ par mois d’OT pour son loyer, alors que le coût moyen d’un appartement à deux chambres est de 903$ en Ontario. Les prestations d’OT et du POSPH équivalent à être condamnés à la pauvreté, quels que soient les efforts faits pour équilibrer nos budgets.
4. Mise en oeuvre plus rapide de la Prestation ontarienne pour enfants
La Prestation ontarienne pour enfants sera versée à l’ensemble des familles à faible revenu ayant des enfants à charge de moins de 18 ans, que ces familles travaillent ou reçoivent l’aide sociale. On annonce actuellement que la prestation augmentera graduellement en cinq ans, pour passer de 50$/mois/enfant en juillet 2008 à 92$/mois/enfant en 2011. Mais c’est dès maintenant que les familles à faible revenu ont besoin de cet argent.
5. Un salaire minimum de10$/h MAINTENANT, indexé annuellement au coût de la vie
Le salaire minimum est censé augmenter de 8$/heure à 8,75$ en 2008, 9,25$ en 2009 et 10,25$ en 2010. Mais les personnes qui travaillent à temps plein et à l’année longue au salaire minimum ont besoin de 10$ l’heure immédiatement pour atteindre tout juste le seuil de la pauvreté. Toute personne qui travaille ne mérite de vivre au-dessus de ce seuil – et il est inconcevable de la faire attendre des années avant cela.
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